Blog FES

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre : « La théorie de l’attachement »

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre : « La théorie de l’attachement devrait être enseignée à tous les professionnels de la petite enfance »

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et inventeur du fameux concept de résilience, est aussi et surtout l’un des pères d’une formidable théorie de l’attachement et de la sécurisation affective, qu’il ancre dans les relations précoces mère-enfant. Pour lui, les systèmes d’accueil du jeune enfant doivent être les premiers relais de cette proximité, en vue d’un meilleur développement des tout-petits, à court et long terme. 
Question : Qu’est-ce qui vous a fait vous attacher à la notion de petite enfance ?
Boris Cyrulnik : Mon intérêt pour la petite enfance remonte à la fin des années 1970, alors que j’enseignais l’éthologie à la faculté de médecine de Marseille. A l’aide de capteurs hydrophones de pointe, placés sur le ventre de mammifères par une équipe de scientifique de Toulon, nous avons rendu observable la communication intra-utérine. Nous sommes ainsi parvenus à objectiver comment les bébés, dès la naissance, reconnaissaient la voix de leur mère, ainsi que les sons perçus lors de la grossesse, comme de la musique par exemple.En quoi votre théorie de la « biologie » de l’attachement prolonge et amplifie-t-elle la théorie de l’attachement, conceptualisée dans les années 1950 ?
A l’époque dont je vous parle, je travaillais déjà, de manière moins scientifique mais plus clinique, sur les troubles psycho-affectifs provoqués par l’abandon des enfants. La théorie de l’attachement, que j’ai rebaptisée, pour ma part, « biologie de l’attachement », n’a pas coulé de source tout de suite : nos travaux ont été vertement critiqués, y compris par des scientifiques de renom. Tout comme l’avaient été ceux de nos précurseurs psychanalystes… lire la suite
Etre Thérapeute, ça s’apprend et se pratique ! Découvrez le Parcours TOS , notre parcours de formation de Thérapeute orienté solution.
en savoir plus ici

Emission sur l’Hypnose : GRAND BIEN VOUS FASSE !

Une émission animée par Ali Rebeihi sur France Inter. Au programme, mieux comprendre le fonctionnement de l’hypnose et son utilisation en Thérapie, découvrir ses domaines de prédilection et à quel public s’adresse la thérapie ? Ali Rebeihi reçoit sur le plateau de l’émission l’hypnothérapeute Constance Flamand-Roze et le Dr Grégory Tosti.

Notre institut vous propose un large catalogue de formations en Hypnose Ericksonienne. De la formation de praticien en Hypnose Ericksonienne et de maitre praticien, à des formations spécialisées dans le domaine de l’Hypnose ( TCA, dépression, accompagnement des enfants, traitement des addictions…)

pour écouter l’émission sur le site de France Inter

Ouvrir les yeux sur les bienfaits de l’hypnose

tiré de l’article du site ledevoir.com

L’hypnose est largement employée en Europe par les anesthésistes, les urgentologues, les chirurgiens, psychiatres et autres médecins. Au Québec, son utilisation est encore très marginale. Les rares dentistes, pédiatres et médecins en soins palliatifs qui y ont recours dans leur pratique et qui vantent ses effets spectaculaires pour apaiser la douleur et l’anxiété dénoncent une méconnaissance de cette technique, dont les neuroscientifiques ont pourtant démontré les effets concrets sur le cerveau.

Ces professionnels espèrent que le 21e congrès mondial d’hypnose médicale et clinique, qui réunit cette semaine à Montréal des experts de diverses universités du monde (Stanford et Harvard aux États-Unis, de Liège en Belgique, de Montréal, McGill et Concordia) contribuera à démolir les mythes entourant l’hypnose et à sensibiliser, voire convaincre le monde médical québécois de ses avantages.

« La plupart des mythes et des fausses conceptions concernant l’hypnose sont en grande partie alimentés par l’hypnose de spectacle, dans laquelle l’hypnotiseur prétend posséder un pouvoir lui permettant de faire faire n’importe quoi au participant », explique Michel Landry, ancien président de la Société québécoise d’hypnose et président du congrès.

en savoir plus

Vraies Carences organiques, fausses maladies psychiatriques : comment les démasquer ?

Ces maladies psychiatriques qui n’en sont pas

Dépression sévère ? Schizophrénie ? Non : carence en vitamines. Tel est l’étonnant diagnostic que reçoivent certains patients, victimes de pathologies dites organopsychiatriques. Véritables caméléons, ces pathologies miment toutes sortes de maladies mentales et provoquent souvent une longue errance médicale.

Nicolas est un jeune homme d’une vingtaine d’années qui a tenté de se suicider en avalant des produits toxiques. Quand il arrive à l’hôpital, l’urgence est de le sauver et les chirurgiens doivent lui enlever une partie de l’estomac et de l’œsophage. Ensuite, le diagnostic tombe : dépression sévère. On lui prescrit des médicaments et une psychothérapie, qu’il suit pendant quelque temps, puis on le perd de vue. Les années passent et Nicolas est à nouveau amené aux urgences, cette fois par la police et dans un état d’agitation important. Vivant dans la rue depuis presque un an, il ne prend plus soin de lui, parle tout seul, répond aux questions de manière totalement inadaptée et souffre d’hallucinations auditives. Les soignants s’interrogent, enquêtent, et reconstituent peu à peu les parties manquantes de son histoire. Quelques mois après sa dépression, alors qu’il s’en était remis, il a vu son état se dégrader de nouveau progressivement. Il a fini par quitter sa compagne sur un coup de tête, puis s’est mis à errer dans la ville sans raison, en délirant sur un complot à son encontre. Un nouveau diagnostic est alors posé : schizophrénie. L’état de Nicolas est grave, il est hospitalisé en psychiatrie. Mais plusieurs mois de traitements ne donneront aucun résultat. Le patient enchaîne les médicaments antipsychotiques sans le moindre bénéfice. Les tests sanguins standards et l’imagerie cérébrale ne révèlent rien de significatif.

Nicolas est alors transféré dans notre unité, à l’hôpital Saint-Antoine, pour effectuer des examens complémentaires, voire tenter des thérapies innovantes. Enfin, le bon diagnostic tombe : non, ce n’est pas dans la tête, rien à voir avec une maladie mentale. Les symptômes s’expliquent par une carence très sévère en vitamine B12. Immédiatement, nous prescrivons à Nicolas des suppléments vitaminiques. En seulement quatre semaines, ses symptômes psychiatriques disparaissent. Il sort de l’hôpital peu après. Trois mois plus tard, il a retrouvé un logement, un travail et a renoué avec son entourage.

Le cas de Nicolas est typique des « maladies organiques à expression psychiatrique », ces pathologies qui ont une cause physiologique mais miment un trouble psychiatrique. Véritables caméléons, elles sont capables d’imiter toute la gamme des maladies mentales : dépression, trouble anxieux, schizophrénie… Au sein de l’hôpital Saint-Antoine, certains services sont régulièrement confrontés à ces cas où s’estompe la frontière entre ce qui tient du corps et de l’esprit. Certaines études estiment qu’environ 10 % des diagnostics psychiatriques sont erronés, passant à côté d’une cause organique sous-jacente.

en savoir plus

L’hypnose : comment apaiser les personnes âgées angoissées ?

L’Hypnose médicale est aujourd’hui une discipline reconnue à part entière en milieu hospitalier et constitue une nouvelle approche de soin de confort. Loin de la magie, il s’agit d’aider les patients à mieux supporter douleurs et appréhensions. Le personnel hospitalier est aujourd’hui formée à cette approche douce et très humaine.

voir la vidéo ci dessous

Découvrez notre formation d’introduction à l’Hypnose Ericksonienne, conçue pour conduire le stagiaire à mettre en œuvre des compétences pratiques et réelles en quelques jours. Elle comprend deux tiers d’exercices pratiques et un tiers d’exposés théoriques et de démonstrations.

  • Définition de l’Hypnose Ericksonienne.
  • Différence entre Hypnose Ericksonienne et hypnose classique.
  • Les principes de base de la relation.
  • Les présupposés indispensables à une pratique juste et éthique de l’Hypnose Ericksonienne.
  • La calibration ou observation fine de la différence qui fait la différence.
  • Identifier et amplifier des états modifiés de conscience.
  • Les phénomènes hypnotiques simples : lévitation, catalepsie, lourdeur, etc.
  • Retrouver des souvenirs agréables inconscients.
  • Le pouvoir des mots : le modèle de Milton.
  • Sortir le sujet de transe.
  • Construire des métaphores

en savoir plus

L’hypnose médicale, une aide nouvelle, pour les personnes âgées très anxieuses pendant une hospitalisation…

Se Détendre – Mieux Entreprendre – Qu’en est il du Mythe De L’Entrepreneur Débordé

Il est bien connu qu’entreprendre est exigeant, voir contraignant, et necessite au début des heures et des heures de travail. Beaucoup d’entrepreneurs , même passionnés, ont fait l’experience d’un trop grand stress et de l’apparition d’une fatigue qui finira par accompagner leur mouvement quotidien vers l’épuisement.

Un entrepreneur passionné se fait plus plaisir qu’il ne travaille !

La passion fait elle tout ? Il est gravé sur les tables de la loi de l’entrepreneur heureux, que la passion efface tout risque de dépression… Des beaux mots font aussi des beaux maux, et si plaisir il y a, il n’en reste pas moins que la pression d’un quotidien, même passionné, au rythme d’un marché trop accéléré, fera le lit de futurs difficultés. L’entrepreneur heureux peut finir soucieux et incapable d’un recul suffisant avec lui comme pour ceux qu’il conduit.

Déléguer, une science de l’équilibre

L’intelligence du collectif n’est plus à prouver. Un chef d’entreprise sachant déléguer, recevra toujours comme salaire, les bienfaits du talent de ceux qu’il aura investi. Tel est l’équilibre d’une pression bien répartie ! Pour autant conbien de patrons ont ils pu ainsi franchir ce pont ? C’est parfois la chute qui les enseigne.

en savoir plus : article de FORBES magazine

Hypnose médicale : les méthodes du 21 eme siècle

tiré de Libération

 » Alors qu’un congrès international se tient actuellement à Saint-Malo sur cette pratique, «Libération» a suivi une équipe du Samu de Marseille qui s’en sert pour calmer les patients.

Gérer la douleur par l’hypnose, c’est justement le thème du Congrès international d’hypnose médicale, qui s’est tenu à Saint-Malo, en Bretagne. Durant trois jours, un millier de participants – médecins, infirmiers, sages-femmes… – du monde entier ont partagé leurs expériences en la matière. En France, ils sont près de 15 000 soignants formés à cette pratique, qui reste pourtant confidentielle. La faute à une méfiance persistante du corps médical, dont la majorité demande encore à être convaincue des vertus de l’exercice.

Stress

Cette méfiance, Anne Champenois l’avait aussi. Médecin depuis 1989, l’urgentiste pragmatique a totalement changé d’avis après avoir passé, il y a deux ans, un diplôme universitaire d’hypnose médicale«Au Samu, on travaillait déjà sur la prise en charge de la douleur, raconte-t-elle. On avait déjà essayé plusieurs choses, notamment au niveau médicamenteux. Charlotte Debeaume, elle aussi médecin dans le service, avait envie d’essayer l’hypnose. J’y suis allée comme ça, pour voir.» Lors du premier cours, leur formatrice, Flavie Derynck, demande à chaque participant de se présenter. Juste à côté d’Anne Champenois, une jeune fille se lance… et tombe soudain dans un état inconscient. «Là, ça a commencé à m’impressionner, reconnaît Anne Champenois. J’ai dit à Flavie que je ne voulais pas qu’elle me fasse son truc avant d’avoir compris !»

La formation lui fournit les clés pour comprendre la technique, qui peut être associée à toutes les spécialités médicales. Pour l’urgentiste, qui doit gérer la douleur et le stress des patients en intervention, les potentialités sont prometteuses : «L’une des composantes de la douleur, ce sont les souvenirs que l’on en a, explique le docteur Champenois. En fait, quand il a mal, le patient est déjà en transe négative. Le principe de l’hypnose, c’est de court-circuiter ces souvenirs de douleur et de transformer la transe négative en transe positive.» Transporté par l’hypnose dans un lieu sécurisant, le patient ne focalise plus sur sa souffrance….. »

Libération – 14 juin 2018
en savoir plus