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Le problème : concevoir l’esprit humain comme un ordinateur !

Antonio DAMASIO, professeur de neurosciences, de psychologie et de philosophie est directeur du Brain and Creativity Institute, au sein de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles. Auteur de « L’Erreur de Descartes : la raison des émotions » et de « Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau des émotions » il est un grand spécialiste et surtout un très bon vulgarisateur de sciences !

Ce chercheur et universitaire est depuis de nombreuses années à l’initiative de travaux sur la place des émotions dans la prise de décision individuelle, collective et sur la réalité du libre arbitre. C’est teinté des concepts de Spinoza, loin du dualisme cartésien, qu’il définit cette nouvelle neurobiologie, ce autre regard sur le sentiment et sur le comportement social. Il pose ainsi la question du Comment, de l’utilisation de nos émotions pour : être ou devenir ce que l’on est ?

Au sein de l’institut FES, nous formons nous aussi Coachs, Thérapeutes Orientés Solutions et Professionnels de la Relation d’Aide en ce sens nouveau. Le Lab FES qui verra ainsi le jour en Janvier est en ce sens le lieu d’une recherche avancée sur les sujets nouveaux des neurosciences….

Arte – Les fabuleux pouvoirs de l’hypnose

Très en vogue pour l’anesthésie et le traitement de la douleur, l’hypnose est désormais aussi utilisée pour vaincre les phobies, la dépression et les addictions. Enquête sur les vertus thérapeutiques de cette étonnante pratique.

Longtemps considérée comme une supercherie digne de manipulateurs de salon, l’hypnose connaît un regain d’intérêt dans le corps médical, d’autant que de nombreuses études scientifiques prouvent son efficacité, notamment comme méthode d’anesthésie et de traitement de la douleur. Un nombre croissant d’hôpitaux recourent ainsi à l’hypnothérapie lors d’accouchements ou d’interventions chirurgicales, afin de détourner le patient de son stress et d’atténuer les douleurs postopératoires, voire les réactions inflammatoires. Car l’hypnose « reprogramme » notre perception de la réalité. L’imagerie cérébrale révèle que la personne se soumettant à cette expérience de conscience altérée voit d’abord l’activité de son cerveau se réduire dans un état de relaxation, lequel la rend disponible à la suggestion. Durant cette seconde phase, les réseaux de l’émotion, de la vue et de la sensation fonctionnent intensément et l’activité du cerveau s’en trouve profondément modifiée.

Les mystères du cerveau

Traitement des addictions, des phobies ou des traumatismes… : au travers d’entretiens avec des scientifiques, des médecins et des patients, ce documentaire propose un passionnant tour d’horizon des perspectives thérapeutiques de l’hypnose. Une expérience de semi-conscience qui témoigne une fois encore des mystères et de la puissance de notre cerveau, qui « voit ce qu’il croit ». Aujourd’hui, les athlètes de haut niveau font aussi appel à cette technique afin de mieux maîtriser leur mental et d’accroître leurs performances. Mais le film met également en garde contre les dérives en la matière, le succès même de la méthode mettant au jour notre hypervulnérabilité.

Faire ou ne rien Faire ! Un célèbre neurobiologiste trouve une des clés de la vitalité

L’affaire commença dans les années 90, lorsque un étudiant ingénieur de 25 ans , Bharat Biswal, fit une découverte étonnante. En poste dans le département de radiologie de la faculté de médecine du Wisconsin, à Milwaukee (Etats-Unis), Il entreprit de réduire le bruit de fond des signaux générés par l’IRM fonctionnelle (IRMf) dans le but de permettre une grande amélioration dans l’interprétation des données recueillies.

« Je ne pouvais travailler que tous les samedis soir car le reste du temps presque tous les scanners étaient pris par les cliniciens. A ma grande surprise, j’ai remarqué la présence d’une forte corrélation entre l’activité des cortex moteurs gauche et droit, alors même que le sujet était parfaitement immobile ! », relata Bharat Biswal, aujourd’hui ingénieur biomédical au département de radiologie de la New Jersey Medical School. »

Il venait de ainsi de  découvrir l’existence d’une activité spontanée, au repos, entre des régions distantes du système moteur.

« D’autres études prouvent que lorsque notre activité cognitive est « en attente », il existe dans le cerveau au repos,  une activité cérébrale intense et soutenue dans des régions spatialement éloignées, a indiqué le professeur Francis Eustache, directeur de l’unité Inserm du laboratoire de neuropsychologie du CHU de Caen.

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Bouger les yeux pour digérer la douleur

Prenons l’exemple d’un patient victime d’un accident de la voie publique et souffrant d’un stress post-traumatique associé à des douleurs chroniques des cervicales. Le thérapeute lui demande dans un premier temps de se concentrer sur la séquence du souvenir qui le perturbe le plus aujourd’hui, par exemple le moment où son véhicule percute l’obstacle et où il ressent les premières douleurs (lors du « coup de lapin »).

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